Histoire sans parole: 1er saut en Californie

Du lourd pour commencer. Lourd-léger par la magie de la flûte qui habite cette reprise de bravoure de Babysitters en manque de marmot. 
Ce mois là sont morts Janis et Jimi... le troisième larron fût Baby Huey qui préparait un album incroyable tout empli de soul psychédélique. Du coup le rêve californien de Mr John Philipps se trouve habité par son absence. Donny Hathaway, génial arrangeur de "the ghetto" aux manettes, Curtis Mayfield en impression à la prod. Il est dit que cette oeuvre est devenue un véritable gruyère à sampleurs, tant le rap s'en est goinfré depuis.

Ouïr: Baby Huey & the Babysitters "California dreamin"

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Histoires sans parole dans la basse cour

Vivent les saltimbanques, et vivent Willie Henderson et son THE Soul Eplosions - explosolussion - Biensur il y la danse des c_nnards, et mieux le "Funky Chicken" de Mister Rufus Thomas, on peut même parfois danser avec des pingouins, des chats, le bestiaire est complet...
Mais là dans son part 1 et en 2'12 le sieur Willie met de l'huile, se graisse la patte et fait bouillir le bouillon. A dose répètée et conseillée par tout bon doc'n'funky'soul, il est possible de perdre un taux de calories conséquent... dansez les filles et bon sandwhich poulet!

Ouïr: Willie Henderson "Funky chicken", Ronnie Lane & Ron Wood "Chicken wire"

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Histoire sans parole, quand ça jase chez Rocky

"Ca ressemblait à l'enregistrement de "Cherokee" par Charlie Barnet en 1939, un moment de musique parfaite vraisemblablement improvisée, sans origine particulière ni intention préalable, un grondement profond de saxophones, une montée progressive des percussions en arrière plan, mélodie et contrepoint pareil à un assemblage à languette avec, au coeur de l'ensemble, un artiste novateur qui s'offrait de longues chevauchées sur un thème musical créé de toutes pièces et reconstruit à l'envi à l'intérieur de sa tête sans jamais bousculer la complexité des harmonies à l'oeuvre autour de lui."  James Lee Burke, "Jolie Blon's Bounce"

Ouïr: Charlie Barnet "Cherokee"

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Quand TV and the MG's mènent au Clash

En '79 sortait ce bonheur en barre, la collection de singles "Black Market Clash" - format 78t of course, la version rallongée et modifiée du compact étant juste bonne à se révolter dans la cuisine... voilà une bonne raison d'avoir gardé la platine; idem pour le MP3, quand on en compare le son à la puissance de feu sur sillons de cette reprise majestueuse et dansante de Messieurs Booket T et Steve Croper. Et cette pochette, nom d'une pipe en bois chauffe...

Ouïr: Clash "Time is tight"

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Jigue entre plage d'Honolulu et rade honky-tonk

Johnny, commandeur et stantor, qui paye cash sa dette, Willie l'outlaw à la voix de canard tressé, s'en fout qu'on verse une larme pour Nelson, Merle, l'oiseleur aux compositions sans pareil, à nous laisser hagard, vous présentent Mister George, Monsieur Jones, l'oposum. Né dans une caisse à guitare, il fait sien le rêve appalachien, quand l'Amérique a vu descendre de ses montagnes paysannes, vierge comme comme au premier jour, sa musique. Musique faite d'influences populaires diverses et dans l'isolement, quand folklore anglo-saxon, yodel tyrolien, mandoline napolitaine, hawaïan steel guitar et blues naissant se rencontrent. Arrivé après Hank Williams et Bob Wills, il fera le lien entre chaque style, des origines au honky-tonk, des grandes formations au blue-grass, et, quand le hillbilly fait place au rock'n'roll, il devient rockabilly le Jones, ravi de poursuivre sa route jusqu'à nous. Son influence touche un peu tout le monde, et celle sur Gram Parsons, futur ami de Keith Richards, ne sera pas la moindre. Quelques beaux faits: mariage avec la first lady of country music, Miss Wynette, plaies et blessures comprises... et retour en grâce via l'extraordinaire "He stopped loving her today", chanson de l'année, deux années durant! Allez je vous laisse déguster le divin apple-pie qui suit, petite gâterie sans prétention, mais virtuose!

Ouïr: George Jones "Steel guitar rag"

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Histoires sans parole: carré d'as sans os

Partant de la tradition jazz autour de l'exploration d'un thème et profitant de l'industrie cinographique galopante, les instrumentaux ont connu la gloire des années '60 au début des années '80 jusqu'à, allez, "Rock it" d'Herbie Hancock. 
Ils firent la joie des dancefloors alcoolisés et enfumés avec les Shadows, les Ventures, Dick Dale et même les Spotnicks; à coup d "Apache", "Green onions", "Telstar", "Pop corn", et pourquoi pas "Triangle" de Jacno; et les séries nom d'une pipe en bois, "Prisonnier", "Chapeau melon", "Amicalement", "Police d'état", sans oublier "Mannix". 
Puis plus rien jusqu'à l'explosion techno. L'instrumental c'est le grind comme dit J., c'est le move, le jump et le smile, let's dance & roll it!

Les Baxter "Chain fight/Hogin' machine", The 5.6.7.8's "Cat fight run", Dave Hamilton "Who are you trying to fool?" and George Benson "Giblet gravy"

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Ouïr: Clifton Chénier "Mardi Gras boogie", the real king of the french rock'n'roll, leçon!

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Ouïr: Harry Thumann "Underwater", combinaison synthétique en apnée

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Histoire sans parole: petit saut en salle obscure

 "Move on Baby and do not beat me anymoore! Forget Roger, I can't stand it... I just woulda dance with you!"  DJ Ames
Ah ces mecs quand même, John, Ennio, Lalo... payés pour la colonne sonore d'un film, bond ou mauvais... et qui finissent par encourager les gars à te coucher un scénar adapté à leur vision de l'affaire; de là l'expression "tourner en dérision"...?  Sons et lumière.

Ouïr: John Barry "Beat girl"

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Partie retrouvée des paradis perdus

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Histoire sans parole: variations sur un m'aime t'm selon Serge et son Vannier de Jean-Claude, la perle musicale made in chez nous, bis bis

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